Chute de l’Empire locquetien et renaissance d’Angmar

samedi 26 avril 2008, par Edmond de La Roche-Jacquelin

Cette nouvelle a résonné dans les salles des congrès diplomatiques comme un puissant coup de tonnerre : l’Empire locquetien s’effondre en libérant de son joug nos amis persiens et angmariens.

C’est par traité que le Prince d’Angmar — désormais Roi du même État et Empereur de Persis — et le Roi fantoche de Locquetas ont entériné le relèvement de la puissance angmaro-persienne. Occupée par l’armée locquetienne depuis la signature du Traité dit de fusion qui instaurait l’intégration d’Angmar (comprenant aussi les territoires persiens) dans l’Empire bigarré de Grégoire Ier de Venceslas, la province d’Angmar a connu un long déclin sous la domination locquetienne. Il a fallu toute l’énergie et le courage remarquable du Prince régnant Klausdène III pour tenir tête à la pénétration désastreuse des intérêts locquetiens sur ses terres. Il a aussi fallu toute l’intelligence, toute l’habileté, et toute la finesse politique — démontrant ses hautes capacités pour le gouvernement — de ce même Prince, marié à la première fille du carzinal de Fleury, pour aujourd’hui reprendre une pleine et légitime souveraineté sur les terres de ses ancêtres à la faveur de la tourmente dans laquelle se trouve maintenant, et pour longtemps, le Royaume libre, allié principal du Grand-duché de Zollernberg.

Le traité signé à Port-Royal est donc lourd de conséquence. D’une part, il permet la renaissance de deux États prestigieux, le Royaume d’Angmar et l’Empire de Persis, placés sous la souveraineté de l’héritier de la Maison de Klausbourg, alliée privilégiée d’Avaricum. Les deux Etats, immédiatement reconnus par Avaricum, l’Özterreich, Ys, Prya, ou encore le Zollernberg, sont donc deux alliés potentiels pour le Saint-Empire Avarois. Cela reste cependant à nuancer, car le Locquetas, dans son effondrement, a tout de même réussi à imposer au nouveau Roi-Empereur la garantie d’une alliance entre Angmar et le Locquetas sous le nom d’Alliance Royale. Mais on ne se fait guère de doute sur la valeur de telles dispositions extorquées à Klausdène III.

Ainsi donc, ce traité souligne et marque la diminution de la puissance locquetienne. Propulsé sur les devants de la scène par l’allié zollernois, le Locquetas s’était notamment opposé à la diplomatie avaroise à de nombreuses reprises. Malgré un relatif retour au calme après des périodes de tension, on sait que l’amitié avaro-locquetienne a toujours été considérée avec un certain scepticisme au Palais d’Ombrie. A l’heure où c’est le marquis de Vignecourt qui est en passe de prendre en main la Délégation générale de la Conférence, le Locquetas ne semble plus pouvoir se confronter à l’Empire avec autant de force. La voix locquetienne ne porte d’ailleurs guère plus à la Conférence où le Régent Grégoire ne semble plus intervenir bien souvent. Quoiqu’il ne faille pas danser trop vite autour d’un cadavre qui a encore beaucoup de ressources, le Régent aura clairement du mal à avoir de nouveau le vent en poupe. Peut-être songera-t-il à changer de politique extérieure ?

En tout état de cause, un fort abaissement de la présence locquetienne peut nous laisser imaginer toutes sortes de possibilités diverses et multiples. Avaricum pourrait profiter de cette occasion pour combler l’espace vide et s’imposer davantage dans la Zorthodoxie en favorisant un rassemblement des nombreux États zorthodoxes affranchis de toute tutelle, zollernoise ou locquetienne : Angmar, Persis, l’Özterreich, Yrusalem. Une telle association prendrait une place importante dans le concert des monarchies zorthodoxes et particulièrement dans l’Église. Tout ceci reste à l’état de conjecture. On ne peut prévoir une réaction zollernoise qui a montré les signes d’une volonté de rapprochement avec Prya et Avaricum, ce à quoi les deux États ont répondu favorablement. Ainsi, Sa Majesté est actuellement présente au cérémonies de couronnement du Grand-duc, et on parle beaucoup de la visite future de la Kronprinzezzin à Castillon-Villeroy. Un possible mariage avec le Prince Louis de Valois-Valentinois a même été évoqué par un journal zollernois. Ces rumeurs seraient confirmées par des bruits de couloirs à la Chancellerie et au Ministère du Globe. On notera d’ailleurs la présence de ce Prince habituellement fort discret et en retrait aux festivités zollernoises.

Alliance avaroise avec les États affranchis du Zollernberg ? Alliance avec le Grand-duché ? Combinaison des deux ? Isolement ? Réaction du Locquetas ? Politique du Royaume d’Angmar renaissant ? Volonté de la part de l’Empire d’Özterreich de s’imposer sur la scène diplomatique ? Position de l’Église zorthodoxe ? Les inconnues sont encore trop nombreuses pour envisager une hypothèse avec un peu de certitude. Mais les cartes devraient s’abattre d’ici peu et le lecteur attentif pourra déceler dans le moindre évènement à venir, mariage, signature de traité, visite officielle, nomination d’un haut prélat ou d’un ministre, un indice propre à écarter toujours un peu plus le voile qui recouvre les incertitudes de la diplomatie micromondiale et zorthodoxe.

Répondre à cet article

© 2005-2010 — Webmestre d’Avaricum
Site optimisé pour Firefox 3, compatible Chrome et Explorer 8, validé XHTML 1.0 & CSS 3

Site réalisé avec SPIP | Squelette | | Plan du site | RSS 2.0

Compteur de visites