dimanche 22 avril 2007, par
Conformément à ce que prévoit la constitution, les orateurs ont été désignés par le régent avant-hier.
C’est encore une petite révolution qui a eu lieu au Palais Aragon avant-hier. En effet, pour la première fois depuis la proclamation du second amendement constitutionnel, les orateurs ont été nommés et appelés à siéger au Palais de l’Oratoire pour une durée de trois mois, par le régent lui-même. Promulguée par le chancelier et relayée par le hérault du Palais, l’ordonnance correspondante, d’inspiration très légaliste – faut-il y voir un signe d’influence des constitutionnalistes sur le régent ? – fixe pour un mois une majorité confortable à l’avantage des conservateurs de la Sainte-Ligue (66 sièges sur 99), et offre au Prince de Guysenval la charge de tribun. Rappelons pour information que cette répartition demeure le fruit de la volonté du peuple avarois, s’étant exprimé par la voix de ses représentants à la collégiale plébéienne.
Les perspectives offertes par cette seconde chambre pourraient cependant se réduire pour les conservateurs, si l’on en croit les rumeurs qui courent à la Grâce-Dieu ; celles-ci voudraient que le Prince de Guysenval ait dans l’idée de constituer un parti ultramontain, avec l’objectif affiché de renforcer son influence et celle des Fleury à Castillon-Villeroy. On ne peut encore dire si cette initiative, d’ores et déjà saluée par une partie des orateurs, trouvera suffisamment d’écho pour ne pas diviser la majorité. Le cas échéant, les grandes lois, tant attendues par l’Empire, et promises par le Prince-tribun lui-même, ne sauraient qu’attendre…