jeudi 16 avril 2009, par
Nous avons appris ce jour que le roi du Maisne, le duc d’Anjou et le comte de Piémont ont signé il y a quelques jours en la ville d’Arezzo un traité d’alliance défensive et offensive dont les effets n’ont pas tardé.
Profitant sans doute du départ du carzinal de Fleury et de la vacance du secrétariat d’État aux Affaires étrangères ainsi que des troubles occasionnés depuis quelques jours par le peuple qui réclame le retour du prélat, les belliqueux voisins de la Nouvelle-Alexandrie se sont entendus pour raffermir leur position sur notre frontière. Ce faisant, ils entendent sans doute contester la domination avaroise sur le continent sud et semer le trouble dans les affaires internationales. D’aucuns y voient la main zollernoise ou encore celle de la Curie suite aux démêlés du gouvernement de Sa Majesté avec le Bienheureux-Siège à propos des déclarations prises sur le clergé avarois. Toutefois, les autorités n’ont pas voulu confirmer ces allégations. Néanmoins, des manifestations populaires éclataient déjà à Castillon-Villeroy pour demander l’éviction des Zollernois et des troupes patriarcales du sud de l’Archipel.
L’Empereur a aussitôt convoqué le conseil d’État et la mine grave des ministres annonçait des mesures d’une grande gravité. En effet, profitant de cette alliance, le comte de Piémont a envahi le marquisat de Montefltro aidé en cela par le Maisne. Des sources militaires nous ont informé d’incidents frontaliers entre Avaricum et l’Anjou. Cela prouve qu’Avaricum avait fort bien fait de mobiliser un grand nombre de troupes à l’ouest de Guysenval, vers la frontière et vers Trembleterre. On redoute une invasion du territoire avarois. Car la tension monte. Les ambassadeurs du Maisne, de l’Anjou et du Piémont ont été convoqués et l’on redoute à présent une déclaration de guerre.
En effet, Montefeltro était auparavant sous protection guysenvaloise, et le comtat naissant avait honoré les devoirs de l’ancien royaume envers le marquisat il y a quelques siècles. Depuis lors, Avaricum n’a pas renoncé à cette protection et il est probable que les armées avaroises seront bientôt à Montefeltro. Par ailleurs, on sait que le duché d’Anjou est bien remuant, et cette menace sur notre flanc indispose fort. On parle ouvertement de créer une « barrière de sécurité » autour de l’Empire afin d’en garantir les frontières directes.
Attendons nous donc à présent à une rapide annonce. On dit que les armes impériales, la flotte et les armées princières sont en cours de mobilisation. Yrusalem aurait été sollicité pour apporter une aide, mais le royaume doit aussi faire face à son puissant voisin, le Commonwealth de Sidon avec lequel il a un différend commercial. Nous ignorons si les membres du pacte de famille seront sollicités : ce traité à été conçu afin de prévenir un risque de guerre majeure contre des États du nord de l’Archipel. Il est peu probable que l’orgueil avarois ne veuille venir à bout sans devoir recourir à un tel dispositif d’alliance.