Le Grand-duc de Zollernberg est mort

dimanche 16 décembre 2007, par Ernest-Antoine de Morny

Pendant plus de six ans, Frédéric-Guillaume de Cobourg-Nassau, Premier du nom, avait régné sur le Grand-duché.

L’annonce n’aura surpris que les moins au faîte des affaires récentes. Souffrant d’une grave maladie depuis fort longtemps, le Souverain zollernois a été rappelé aux Dieux hier soir, mettant un terme à l’un des règnes les plus anciens de l’Archipel, puisqu’ayant débuté en 1701. Dans les faits, c’est cependant le Prince François-Joseph, Régent depuis 1706, qui tenait les rennes du pouvoir ces derniers temps. Le rôle du Grand-duc n’en était pas moins considérable ; sa seule présence imposait une certaine retenue dans la vie politique locale, réfrénant les velléités absolutiste dont l’héritier se cachait à peine. Son départ signe probablement l’avènement de la Restauration, dont nul ne sait trop que penser. Certes, l’incompétence notoire des gouvernements, qui se succèdent là-bas depuis des années, a pu agacer, au Zollernberg comme ailleurs (l’on pensera à une ligne diplomatique par trop inconstante). Mais l’on connaît encore trop peu l’ambition réelle du nouveau Grand-duc, qui a toujours avancé masqué, et pour ainsi dire escorté d’un cercle d’ultras, le Prince Zabrücksi en tête, pour juger sur pièce.

Dans un avenir plus qu’incertain pour le folklore parlementaire local, les Zollernois ne peuvent que pleurer un père, et l’Archipel zorthodoxe, prier pour le salut d’un des siens.

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