samedi 28 avril 2007, par
Le Dauphin régent a enfin pris la décision de corriger une injustice latente.
L’affaire aurait pu prendre une tournure autre, mais par la grâce des Dieux, il n’en fut rien, et l’ordre naturel des choses se trouve enfin rétabli. Depuis jeudi, l’un des plus éminents sujets de Sa Majesté, Louis-Auguste de Fleury-Guysenval, est créé Prince d’Église – distinction légitime, si l’on en croit les innombrables services qu’a rendus l’intéressé au Bienheureux-Siège. Pourtant, il fut à craindre, au lendemain de cette création, que le Patriarche n’eût de réelle considération pour l’événement, et cette tendance de Zichen Itza se paraît confirmer, montrant son obstination à agir dans la seule perspective qu’on lui sait, à savoir la zollernisation croissante de la zorthodoxie. Il n’est d’indice plus évident à ce jour du manque d’universalisme de l’Église, persistant dans son refus d’ouverture aux puissances méridionales, ce en dépit de tous les signes de seconde importance envoyés par la Curie – on pense aux diverses préfectures créées au début du règne de Sixte VII – ; citons du reste la retentissante affaire de l’Empereur d’Özterreich, gratifié des plus hautes distinctions zorthodoxes en vertu de sa seule proximité avec les hautes sphères dirigeantes zollernoises – en vérité sa soumission au joug que la Couronne grand-ducale entend imposer à chacun de ses voisins, à commencer par le Locquetas.
Dans ces conditions, l’on ne peut que saluer la clairvoyance du Dauphin régent, qui au nom de la plus stricte équité voulue par les Dieux, a pris décision d’octroyer, en vertu de son pouvoir supérieur, la distinction de protecteur de la foy à Sa Majesté son père, et la pourpre carzinalice au Roy d’Yrusalem, très éclairé vassal de l’Empire. L’illégitime réaction de Zichen Itza ne s’est fait attendre, et l’on pourrait argüer qu’elle n’est que la plus droite conséquence de sa politique passée. D’autant plus inattendue s’en trouve celle du Roy régent locquetien, Grégoire, qui soucieux d’afficher sa brave docilité et son attachement à rester blotti à la confortable botte du Bienheureux-Père, s’est empressé de dénoncer cette nomination, trahissant sa propre impuissance face à l’implacable marche de la vérité et de la vraie foy – foy dont il est inquiétant de voir que lui-même se réclame – et de réaffirmer son abnégation totale à l’égard du Siège.
Ces enfantillages partisans sont en vérité superfétatoirement ennuyeux, et les Dieux sauront de toute façon bien reconnaître les Leurs…